10.05.2010

Jeudi, 6 mai - Pause repas

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Après le musée du mur, nous reprenons le métro pour nous rendre au Potsdamer Platz, où nous laissons aux élèves deux heures pour le repas.

Dans l'idéal nous aurions pu encore aller voir le mémorial à l'Holocauste, mais il fait trop moche pour rester àJosty_2.gif l'extérieur.

Nous, les profs, nous allons jusqu'au Sony-Center, et nous déjeunons au Café Josty, existant déja avant la guerre et reconstruit plus ou moins au même endroit (dans le film "Der Himmel über Berlin" -les ailes du désir-, un vieil homme erre sur le Potsdamerplatz et cherche le café Josty).

Nous déambulons un peu dans le centre commercial de la place de Potsdam, où nous rencontrons beaucoup de nos élèves.

Retour vers le "Balzac Café", où nous avons rendez-vous. Je fais l'appel et tente de repérer tout le monde. Impec, ils sont tous là. Ah non, il en manque une. Rachel !

Les deux copines avec qui elle était en vadrouille sont blanches. Chacune avait cru que Rachel était avec l'autre. Et Rachel, sans doute absorbée par ce qu'elle voyait (quoi, d'ailleurs ?) n'a pas vu qu'elles s'éloignaient.

Elle a mon numéro de téléphone (mais pas de portable) et elle parle très bien l'allemand, ce qui est rassurant. Mais un rien d'inquiétude nous saisit quand même. Heureusement, cela ne durera que dix minutes.

Nous nous mettons en route vers le mémorial de la résistance, où nous attend une visite guidée.

(Exercice: partager l'addition en trois de façon à obtenir trois repas pour profs !)

09.05.2010

Mercredi, 5 mai -Hors programme !

mojitos.jpgAprès avoir livré les élèves avec les dernières recommandations (le lendemain il leur faudra venir avec la valise faite), nous passons rapidement à notre pension, puis nous mettons en quête d'un autre restaurant sympa.

Après le resto souabe et le resto grec ("Wir waren schwäbisch essen, dann waren wir beim Griechen"), nous tentons le resto mexicain (au Bundesplatz) La musique est forte, bien qu'agréable;  on nous sert d'entrée un petit cocktail tequilla/ fraises très frais qui descend tout seul.

Mes jeunes collègues dégustent ensuite des Mojitos tout aussi frais, tandis que je les accompagne avec un vin mexicain ou chilien nommé El Diablo...

Je ne surveille pas trop mon téléphone. Il est presque neuf heures et à cette heure-là les élèves sont tranquillement dans les familles.

Lorsque je regarde machinalement l'écran de mon handy, je m'aperçois que j'ai eu moults appels. Ah zut. Je quitte le resto, l'esprit moyenneùent clair, je rappelle et tombe sur Tiphaine, complètement affolée.

La mère de la famille hébergeante n'étant pas là, elles ont été seules avec la jeune fille de 18 ans, pas ravie de voir débarquer toutes les semaines un nouveau groupe de filles. A la suite d'un malentendu au sujet du téléphone, cette jeune Tanja a littéralement "pété les plombs" dans une crise d"hystérie comme nos élèves n'en ont jamais vu, jetant des objets, hurlant, claquant les portes.

Nos filles se sont enfuies et réfugiées dans une famille voisine, hébergeant un autre groupe.

Notre chère Frau Genz intervient par téléphone, la mère de famille rentre, la jeune hystérique est hébergée ce soir là par son père et nos filles retrouvent leurs esprits.

N'empêche, jamais Tiphaine ne m'avait remerciée aussi gentiment